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David Prins Hypnose Rouen
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Anxiété et réactions émotionnelles :
retrouver progressivement un sentiment de sécurité intérieure

L'anxiété ne se résume pas à des pensées envahissantes. Elle s'exprime aussi dans le corps, dans les relations et dans un sentiment d'insécurité qui peut s'installer durablement. Comprendre ne suffit pas toujours à l'apaiser. Cette page propose un autre regard : retrouver progressivement un sentiment de sécurité intérieure grâce à un accompagnement qui prend en compte le corps, les émotions, l'attachement et la connaissance de soi.

Quand l'anxiété prend trop de place

L'anxiété est un état d'hypervigilance du corps en lien avec ce qu'il pense de ce qui pourrait advenir. Comme une peur diffuse tournée vers l'avenir.

Parfois, nous ne nous rendons même pas compte que nous sommes anxieux ou que quelque chose nous préoccupe. Pour d'autres, au contraire, les pensées sont omniprésentes.

Très souvent, elles prennent la forme d'hypothèses sur ce que les autres pourraient penser de nous. « Je vais être ridicule », « Je vais m'évanouir », « Je vais perdre mes moyens », « Je vais rater »… Ces scénarios reviennent encore et encore et finissent par envahir le quotidien.

Pourquoi comprendre ne suffit pas toujours à calmer l'anxiété 

Beaucoup d'entre nous ont déjà essayé de comprendre ce qui leur arrive. Livres, thérapies, podcasts, exercices de respiration, yoga, discussions avec des proches...

Parfois même, nous avons le sentiment d'avoir identifié les causes de nos difficultés. Nous comprenons notre histoire, certains de nos mécanismes, nous savons parfois très bien d'où viennent nos peurs ou nos réactions.

Et pourtant...

Malgré toutes ces compréhensions, quelque chose continue à se passer.

Les mêmes inquiétudes reviennent. Les mêmes tensions réapparaissent. Le corps continue à réagir alors même que nous savons qu'il n'y a pas de danger immédiat.

Comment est-il possible de savoir et de continuer à souffrir ?

À force, certaines personnes finissent par se demander ce qui ne va pas chez elles. Elles se reprochent de ne pas avancer assez vite, pensent manquer de volonté ou être trop sensibles. D'autres en viennent à croire qu'elles ont tout essayé et que rien ne changera vraiment.

Pourtant, ce n'est peut-être pas une question de volonté.

Certaines parties de nous ne répondent pas uniquement à la logique, aux raisonnements ou aux prises de conscience. Elles semblent évoluer à leur propre rythme.

C'est souvent à cet endroit que naît la confusion : la tête comprend, mais le corps raconte encore une autre histoire.

Une histoire qui ne se modifie pas toujours au même rythme que nos compréhensions.

Quand le corps continue à réagir malgré soi

L'anxiété peut prendre des formes et des intensités très différentes.

Pour certaines personnes, c'est une boule dans le ventre présente depuis des années. Pour d'autres, une gorge qui se serre, une oppression dans la poitrine ou une sensation permanente de tension. Il peut également y avoir des douleurs ou des tensions au niveau de la nuque, des épaules, du cou ou des mâchoires. Chez certaines personnes apparaissent aussi des tremblements, des palpitations, des maux de tête, des difficultés à respirer profondément ou encore des nausées.

Ces manifestations peuvent être ponctuelles ou s'installer dans la durée. Avec le temps, certaines personnes finissent même par les considérer comme normales tant elles font partie de leur quotidien.

Pourtant, toutes ces réactions ont un point commun : elles témoignent d'un système qui reste en alerte. Comme si une partie de nous continuait à surveiller, anticiper ou se préparer à un danger, même lorsque rien ne semble le justifier consciemment.

C'est souvent ce décalage qui déroute le plus : savoir que tout va bien et sentir malgré tout son corps réagir comme si quelque chose n'allait pas.

Les pièges fréquents face à l'anxiété

Lorsqu'on vit de l'anxiété, le premier réflexe est souvent de vouloir la faire disparaître le plus vite possible.

Respirer différemment, se calmer, relativiser, se rassurer, essayer de penser autrement. Beaucoup de personnes ont déjà expérimenté ces approches. Parfois, cela apporte un apaisement temporaire, et cela peut être utile.

Mais lorsque l'anxiété revient régulièrement malgré les efforts, cela peut devenir décourageant.

 

Un premier piège consiste à vouloir contrôler ou supprimer à tout prix ce que l'on ressent. On entre alors dans une lutte intérieure permanente : ne plus avoir peur, ne plus penser à cela, ne plus ressentir ces sensations.

Un autre piège est de chercher à tout comprendre intellectuellement. Comprendre son histoire ou ses mécanismes peut être précieux. Pourtant, beaucoup de personnes constatent qu'elles ont déjà beaucoup compris et que cela ne suffit pas toujours à apaiser ce qui se passe en elles.

Avec le temps, certaines finissent aussi par se juger : « Je devrais être capable de gérer cela », « Je devrais être plus fort », « Je ne devrais plus en être là ».

Enfin, beaucoup apprennent à cacher ce qu'elles ressentent. Elles sourient, continuent à travailler, s'adaptent, donnent le change. Mais maintenir cette tension intérieure demande une énergie considérable et peut conduire à l'épuisement.

D'où viennent parfois ces réactions ?

L'histoire de vie joue souvent un rôle important dans la manière dont nous apprenons à percevoir le monde, les autres et nous-mêmes. Lorsque, en fonction de chacun et chacune, des blessures ont marqué notre expérience, cela peut installer progressivement une forme d'hypervigilance.

Certaines situations paraissent évidentes : agressions, humiliations physiques ou psychologiques. Pour d'autres, cela l'est moins. Pourtant, certaines situations peuvent aussi laisser une empreinte durable : l'absence d'un ou des deux parents, une maladie ou une dépression dans la famille, des parents très contrôlants qui empêchent l'enfant de découvrir le monde sereinement ou, à l'inverse, un manque de repères et de protection qui les expose à des situations qu'ils ne sont pas encore en mesure de gérer seuls.

Cela peut venir aussi d'un déménagement mal accompagné, d'un changement d'école dans lequel on se retrouve seul et désorienté.

Les situations susceptibles de laisser une marque sont extrêmement variées. L'enfant est un être hautement sensible et il ne dispose pas encore des repères nécessaires pour donner du sens à ce qu'il traverse.Et même lorsque les parents aiment profondément leur enfant, ils ne disposent pas toujours des ressources nécessaires pour l'accompagner dans tout ce qu'il vit. Bien souvent, ils font eux-mêmes du mieux qu'ils peuvent avec leur propre histoire, leurs peurs et leurs difficultés.

Évidemment, les quelques exemples que j'ai donnés sont bien loin d'une liste exhaustive. Mais ce qui importe ici, c'est que, dans de nombreuses situations, l'anxiété semble s'enraciner dans des périodes où l'environnement émotionnel a été difficile, imprévisible ou insécurisant.

Ce qui semble particulièrement important, c'est que ces expériences ne se construisent que rarement de manière isolée. Elles prennent forme au sein des relations qui nous entourent.

Dès l'enfance, nous apprenons à nous sentir en sécurité, à faire confiance, à demander de l'aide ou, au contraire, à nous méfier du monde à travers nos liens avec les personnes qui prennent soin de nous.

C'est ce que l'on appelle l'attachement.

Lorsque ces liens sont fragilisés, imprévisibles ou source d'insécurité, l'enfant peut apprendre à rester davantage sur ses gardes. Cette vigilance, utile à une époque de sa vie, peut parfois continuer à s'exprimer bien des années plus tard sous la forme d'anxiété, de peur ou d'hypervigilance.

Retrouver progressivement un sentiment de sécurité intérieure

Retrouver un sentiment de sécurité intérieure ne consiste pas toujours à faire disparaître immédiatement l'anxiété. Cela commence par apprendre à rester en présence de ce qui est vécu, sans ni s'y opposer ni chercher à le faire taire.

Accueil. Accueillir. D'accord, mais quoi donc ? Notre souffrance. Notre douleur. Les écouter. Ne pas les éviter. Ne pas les oublier. Ne pas les éteindre.

Si elles doivent se calmer (ce qui est évidemment le but), ce n'est certainement pas en les contraignant que cela va se produire. C'est avec toute notre attention, avec notre entière présence, que l'agitation de surface peut être entendue. Et alors, comme un enfant qui est regardé par ses parents pendant qu'il joue, il passe à autre chose. Mais si ses parents ne lui accordent pas d'attention, alors il les appelle encore et encore. Nos tensions agissent de même. Parce que ce dont elles ont besoin, c'est de temps et d'attention.

Alors oui, parfois, c'est douloureux. Cela peut même aller jusqu'à la limite du supportable. Au présent. La douleur du passé ou du futur ne s'exprime qu'au présent. Et au présent, elle ne demande qu'une chose : qu'on l'écoute. Complètement.

C'est alors que, bien souvent, nous nous réconcilions avec ces parts de nous-mêmes, avec certaines expériences de notre histoire qui prennent encore trop d'espace sans que nous nous en rendions compte.

Peu à peu, une autre relation à soi devient possible. Une relation moins fondée sur la lutte, davantage sur la présence, la confiance et la connaissance de soi.

Comment se déroule un accompagnement

Il n'y a rien à réussir.

Il n'y a pas d'émotion interdite.

Il n'y a pas d'obligation à aller vite.

 

Nous avançons au rythme de ce qui peut être rencontré, dans un cadre où il devient possible d'observer ce qui est vécu sans avoir ni à le combattre, ni à le justifier.

 

Nous observons les sensations, les pensées, les réactions du corps, les liens qui se répètent, les peurs, les besoins, les souvenirs lorsqu'ils se présentent.

 

Selon les moments, l'hypnose, le travail corporel, les métaphores ou simplement les échanges deviennent des moyens d'accompagner ce processus.

 

Certaines personnes ressentent des changements rapides. Pour d'autres, le chemin est plus progressif. Ce qui compte n'est pas la vitesse, mais la qualité de la relation qui se construit avec soi-même.

 

Il ne s'agit pas de devenir quelqu'un d'autre.

Il s'agit de retrouver suffisamment de sécurité pour pouvoir être pleinement soi-même.

Questions fréquentes

L'anxiété peut-elle disparaître ?

L'anxiété n'est pas un ennemi qu'il faudrait éliminer à tout prix. C'est une réaction du corps qui cherche à nous protéger. Lorsqu'elle est comprise et que les expériences qui l'alimentent trouvent progressivement leur place, elle peut perdre en intensité et prendre beaucoup moins d'espace dans la vie quotidienne.

Pourquoi est-ce que je comprends tout mais que je continue à souffrir ?

Parce que comprendre intellectuellement ne modifie pas toujours immédiatement les réactions du corps.

Nous pouvons savoir qu'il n'y a pas de danger et pourtant sentir notre cœur s'accélérer, notre ventre se nouer ou notre esprit imaginer le pire. Une partie de nous continue parfois à fonctionner selon des apprentissages anciens qui demandent autre chose qu'une simple prise de conscience.

L'hypnose est-elle efficace contre l'anxiété ?

L'hypnose peut être un outil intéressant lorsqu'elle s'intègre dans un accompagnement global.

Elle permet parfois de faciliter l'accès aux sensations, aux émotions, aux souvenirs ou aux ressources déjà présentes en nous. Selon les personnes et les moments, elle peut être utilisée ou laisser la place à d'autres approches.

Combien de séances faut-il ?

Il n'existe pas de réponse universelle.

Certaines personnes ressentent des changements importants en quelques séances. D'autres ont besoin de davantage de temps. L'objectif n'est pas d'aller le plus vite possible, mais de construire une relation suffisamment sécurisante pour permettre un changement durable.

Faut-il revivre les événements difficiles de son passé ?

Non.

Il n'est pas nécessaire de revivre un événement pour pouvoir avancer. Nous travaillons à partir de ce qui se présente aujourd'hui : les sensations, les émotions, les réactions du corps, les pensées et les liens qui se répètent.

Est-ce normal de ressentir de l'anxiété sans raison apparente ?

Oui.

Le corps peut réagir à des signaux qui échappent à notre conscience. Une odeur, un contexte, une sensation ou une situation qui rappelle inconsciemment une expérience passée peuvent suffire à déclencher une réaction d'hypervigilance, même lorsque nous savons rationnellement qu'il n'y a pas de danger.

Que se passe-t-il pendant une séance ?

Chaque accompagnement est différent.

Nous prenons le temps d'observer ce qui est vécu, sans chercher à le supprimer ni à le forcer. Les échanges, l'hypnose, le travail corporel, les métaphores ou d'autres outils sont utilisés lorsqu'ils sont pertinents, toujours au rythme de la personne.

Est-ce que cette approche convient si mon anxiété est présente depuis longtemps ?

Oui.

De nombreuses personnes consultent après avoir vécu pendant des années avec des tensions, des peurs ou une hypervigilance devenues presque habituelles. Le fait que ces réactions soient anciennes ne signifie pas qu'elles soient immuables.

Est-ce que je dois lutter contre mon anxiété ?

C'est souvent ce que nous faisons spontanément.

Pourtant, plus nous cherchons parfois à la faire disparaître à tout prix, plus la lutte prend de la place. L'accompagnement proposé ici consiste plutôt à comprendre ce qui se joue, à accueillir ce qui demande à être entendu et à retrouver progressivement un sentiment de sécurité intérieure.

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